UNE LONGUE ATTENTE

Le Samedi saint, l'Église demeure auprès du tombeau de son Seigneur.                                                                                                                   Elle médite la passion et la mort du Christ. Elle s'abstient de célébrer le sacrifice de la messe.

Ces longues attentes à la gare de train, à l'aéroport, chez le médecin, à l'urgence. On dirait que les secondes ne finissent pas de passer ; les minutes, les heures s'étirent paresseusement et nous attendons, attendons...
C'est un peu ce qui arrive aux disciples qui croient tout perdu ! Leur chef, leur maître, on dirait aujourd'hui, leur mentor, est mort comme un "moins que rien", comme un esclave, cloué sur une croix, là tout près de la ville, au Calvaire. Pensons à ses disciples, à ceux et celles qui les encourageaient et à ceux et celles qui riaient, qui se moquaient d'eux. Pensons à Marie, la Mère de Jésus, elle doit avoir hâte d'aller compléter la toilette funéraire de son fils ; et les autres femmes qui l'accompagnaient, elles aussi attendent la fin du sabbat.
Tous et toutes, nous attendons, car ça ne peut pas finir comme ça... Un conte de fée a toujours une fin heureuse... et c'est plus qu'un vague conte ! C'est l'historie de l'Amour du Père, du Fils, de l'Esprit, pour l'homme, leur créature... une histoire commencée avec la création, une histoire qui doit se continuer en nous !
Oui, aujourd'hui, j'attends la surprise que Dieu me réserve, que Dieu nous réserve, que Dieu leur réserve : il est RESSUSCITÉ bien avant le grand matin.
Je me laisse étonner par cette surprise qui m'attend.






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